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La qualité de l'eau potable

Garantir aux populations une eau de qualité sanitaire irréprochable est une obligation pour tout acteur intervenant dans sa distribution de la source au robinet.

illustration qualité de l'eau
En 2017, 97,8 %
de la population française
a été alimentée par de l’eau respectant en permanence les critères de qualité fixés par le ministère de la Santé.

Les critères de potabilité

Il existe trois critères de potabilité :

La qualité microbiologique de l’eau :

aucun micro-organisme qui serait pathogène ne doit être présent dans l’eau.

La qualité chimique :

contrôle du pH et de la quantité de certaines espèces chimiques comme les sels minéraux.

La qualité organoleptique :

elle doit être limpide, sans mauvais goût ni odeur pour le consommateur.

Au total, 63 paramètres contrôlent la qualité de l’eau des Européens.

En France, les critères de potabilité sont fixés par arrêté du ministre de la Santé.

Les obligations des professionnels

L’aspect sanitaire, priorité absolue
Comme l’énonce le Code de la santé publique « quiconque offre au public de l’eau en vue de l’alimentation humaine à titre onéreux ou gratuit, est tenu de s’assurer que cette eau est propre à la consommation. »

La prolifération des bactéries dans l’eau (Legionella ou Pseudomonas) dans les réseaux intérieurs de distribution d’eau peut devenir un risque majeur, en particulier pour les personnes les plus fragiles.

Obligations sanitaire de l'eau

Les principales bactéries :
Légionelles et pseudomonas

Légionelles et Pseudomonas peuvent entraîner de graves infections chez l'Homme

Les bactéries legionella

Elles sont présentes dans l’environnement et dans de nombreux réseaux de distribution d’eau chaude et d’eau froide sanitaires. Elles trouvent des conditions de développement idéales dans les circuits d’eau dont les températures sont comprises entre 25°C et 45°C, soit un réseau d’eau chaude sanitaire en dysfonctionnement ou un réseau d’eau froide sanitaire qui serait réchauffé. La présence de boue, de corrosion ou de tartre dans les canalisations sont autant de facteurs qui favorisent le développement de ces bactéries.

Ces bactéries sont à l’origine de la légionellose, une pneumopathie grave qui touche en priorité les personnes les plus vulnérables.

Les bactéries infectent l’organisme par inhalation plutôt que par ingestion ou au contact de la peau.

Les réseaux de production d’eau sanitaire et les systèmes de climatisation peuvent être mis en cause lorsqu’ils sont vétustes, mal entretenus, corrodés, entartrés. Ils peuvent alors devenir de vrais foyers de fixation et de prolifération bactérienne.

1816 cas de légionelloses ont été déclarés en France en 2019. Ce chiffre reste élevé mais moindre qu'en 2018 avec un nombre record de 2133 cas recensés, depuis le début de la surveillance de cette maladie. Cette hausse avait également été constatée au niveau européen. 70 % des cas déclarés en Europe provenaient de 4 pays : Italie, France, Allemagne et Espagne.

Toutefois, malgré les multiples réglementations mises en place et les recommandations, le nombre de cas ne diminue pas. Il est nécessaire de porter une attention particulière aux réseaux d'eau.

Les pseudomonas

Ces bactéries vivent dans l’eau douce, les sols humides, les végétaux et colonisent facilement les réseaux d’eau froide sanitaire. Elles se développent entre 4°C et 43°C particulièrement en cas de stagnation de l’eau ou de zone dite de stagnation de l'eau. Si elle n’a pas de maladie qui porte son nom, cette bactérie opportuniste peut être responsable de surinfections de plaies et peut engendrer différentes formes de pathologies.

Elle est plus létale que la légionelle qui touche des personnes immunodéprimées. Les Pseudomonas sont résistantes aux traitements chimiques. La solution préférentielle de traitement curatif est une élévation de la température du réseau d’eau froide grâce à un système de By-pass avec le réseau d’eau chaude.

Sans un traitement par élévation de température, il n’est pas possible de les éradiquer. Ces bactéries se comportent comme des germes de surinfection chez les malades affaiblis. C’est l’une des bactéries les plus fréquemment isolées lors d’infections nosocomiales.

Comment arrivent-elles
dans le réseau ?

Par rétro-contamination

Rétro contamination

A cause d'une pollution
(tubes souillés sur les chantiers)

Pollution

Par du matériel contaminé

Matériel contaminé

Entre la phase de mise en eau du réseau et la réception du chantier, la nature de l’eau, le choix des matériaux, l’absence de traitement, l’absence de circulation d’eau et la température ambiante influent sur la propagation des bactéries.

La réouverture des activités de nombreux établissements suite à la crise liée au COVID-19, comporte indirectement des risques pour l’eau, qu’elle soit destinée à la consommation ou non.

Dans un avis publié le 29 avril 2020, le HSCP (Haut Conseil de Santé Publique) a rappelé l’importance de procéder à « l’entretien et à la purge des réseaux intérieurs d’eaux froide et chaude » dans le but d’évacuer l’ensemble des résidus qui auraient pu stagner dans les canalisations.

La solution HTA, avec ses qualités intrinsèque, limite les facteurs aggravants du développement des bactéries et est aussi, compatible aux traitements chimiques et thermiques nécessaires à l’entretien et la désinfection des réseaux d’eaux chaude et froide.

L'arrêté légionelle du 1er février 2010

Cet arrêté rend obligatoire la mise en place d’une surveillance des installations collectives de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire basée sur l’analyse annuelle des légionelles et la mesure de la température.
Les bâtiments concernés sont :

Etablissements de santé publics ou privés

Etablissements de santé

Etablissements pénitentiaires

Etablissements pénitenciers

Campings

Campings

Hôtels

Hôtels

Etablissements recevant du Public

Autres ERP

(Etablissements scolaires, salles de concerts, administrations...)

Qu'est-ce que le biofilm ?

Le biofilm est un ensemble de matières organiques et non organiques comprenant de nombreuses composantes ; il se compose des bactéries adhérant à la surface de tous les supports disponibles dans des canalisations. L’interface eau/matériau est un lieu privilégié d’accumulation et de développement de cellules microbiennes, de matière organique et de bactéries.

illustration Biofilm illustration Biofilm illustration Biofilm